Cité de Pérouges
Titre : la Cité de Pérouges


Sur le plateau qui domine le Rhône et la rivière d'Ain, entre Lyon et Ambérieu, à l'écart de la route nationale, accrochée sur les pentes d'une petite croupe, une église-forteresse détache sa forme massive. Une ceinture d'arbres verdoyants, masquant les remparts, isole un petit bourg dans une atmosphère de tranquillité où les vielles pierres vont nous conter une bien belle histoire...





Plan de la cité

Plan de la cité



Titre : Porte d'en Haut

Voici la Porte d'en Haut, celle où l'on pénètre actuellement dans Pérouges.
La grande muraille, renforcée aux angles par des pierres de taille, est faite de cailloux roulés. Elle est percée d'une voûte en arc brisée et fait corps avec l'église. Les Pérougiens du XVème siècle, laboureurs, tisserands, bouchers, ferronniers, firent de leur église une véritable forteresse aux murs percés de meurtrières. Son clocher permettait d'accéder au chemin de ronde.
A travers la voûte de la porte on voit déjà la Maison Vernay avec sa double fenêtre à meneaux du premier étage et ses arcs surbaissés du rez-de-chaussée.

Porte d'en Haut

Titre : Porte d'en Bas

Porte 					d'en Bas


Seconde porte de la cité, elle fût presque entièrement détruite lors du siège de 1468. Au fronton, cette inscription : "Perogia Perogiarum. Urbs imprenabilis.
Coquinati Delphinati Voluront prehendere illam
Ast non potuerunt
Attamen importaverunt portas, gonos, cum serris et degringolaverunt cum illis.
Diabolus importat illos!."

Que nous traduisons facilement :

"Pérouges des Pérougiens, ville imprenable,
les coquins de Dauphinois ont voulu la prendre
mais ils ne le purent.
Cependant, ils emportèrent les portes , les gonds et les ferrures et dégringolèrent avec elles.
Que le diable les emporte !"



Titre : Place du tilleul

La Place du Tilleul est un des ensemble les mieux conservés de la cité, avec au centre, l'arbre de la liberté du début du XIXème siècle.
Elle se situe au débouché de la rue des princes, avec l'Ostellerie, maison du XIIIème siècle classée monument historique ainsi que le musée lui faisant vis-à-vis qui abrite des métiers à tisser, parchemins, armes, outils, vieux meubles, faïences, statues, etc.
Dans sa galerie gothique, venait s'installer les marchands drapiers.
Dans la Rue des Contreforts, dans la troisième maison à droite, est conservé le dernier pressoir à "Ecureuil" du village.

Place du Tilleul
Le 		Cadran Solaire

Le Cadran Solaire se situe à l'angle de la Place du Tilleul, coté nord.
Celui-ci est composé de plusieurs éléments:
- le blason de la cité de Pérouges à droite : le dragon entouré de rouge.
- le blason de la Dombes (région voisine) à gauche.
Les symboles des signes astrologiques y sont également représentés.
Ce Cadran solaire a été rénové depuis peu de temps.


Titre : Rue des Rondes

Dans cette ruelle, nous voyons la chaussée faite d'un empierrement de cailloux roulés qui rendent la circulation et la marche pénibles.
Sur la bordure des maisons, à l'abri de l'auvent débordant des toits, c'est le Haut du Pavé, réservé aux seigneurs, aux notables, aux riches, alors que la gargouille du milieu, véritable rigole, où les jours d'orage l'eau dévalait en torrents d'immondices et de boue, était réservée aux petites gens qui pouvait bien " crotter leurs chausses".
En remontant et en continuant la rue des Rondes, on trouve la place du Puits, profond de 33 mètres. Se trouvaient là le four banal et la Maison du Sergent de Justice bien conservée avec une tour ronde sur les remparts. Des égards étaient dus aux pourpoints brodés des gens de la haute.

Rue des Rondes

Titre : Saint-Georges
Saint-Georges

Sur un autel, dans la nef latérale droite de l'Eglise-Forteresse, un guerrier de bois, coiffé d'un casque empenné, fait mine de terrasser le dragon : vous avez reconnu Saint Georges, patron de Pérouges (...)

Voici donc Saint-Georges, resté solidement campé sur son cheval malgré l'injure des temps qui l'a privé de bras, de lance, et de bannière.

Le dernier dimanche d'avril, Confrérie en tête les Pérougiens déambulaient en procession dans les ruelles de la Cité, toutes pavoisées de guirlandes et de draps fleuris, pour célébrer les vertus de leur patron.


Titre : Eglise-Forteresse

Elle est située à l'entrée du village à coté de la porte principale (la Porte d'en Haut).
Elle demeure dans un état de conservation remarquable pour une bâtisse du XVème siècle, elle est d'ailleurs classée monument historique. En cours de construction, à la veille du siège de 1468, l'église-fortifiée fut détruite par les Pérougiens eux-mêmes, pour consolider et remailler en toute hâte leurs remparts.
Reconstruite en 1469, elle fut achevée dix ans plus tard. Elle n'enserre plus, en sa niche dominant le portail d'entrée, la statue de Sainte Madeleine, la tutélaire. Les vandales l'ont brisée à la Révolution.

Eglise Forteresse
A l'intérieur de cette église, un vaisseau sobre fait corps avec de robustes piliers octogones et, sous les voûtes, s'incurve un fin réseau de nervures. Les branches d'ogives s'entrecroisent sur les clefs, frappées, pour la plupart, de l'écu de Savoie. Nous trouvons des fresques visibles sur certains piliers, des statues en bois du XIVème siècle (Saint Georges, Notre Dame de Gonfalon), des fonds baptismaux, chapelles et tombeaux.
Sur cette photographie, le deuxième pilier gauche et le quatrième pilier droit ont des traces des fresques d'origine.
Titre : Rue des Princes
Rue des Princes



Elle se nomme Rue du Prince ou Rue des Princes.
Celle-ci affecte une forme de S . Elle rejoint l'église à la place principale, et se continue de l'autre coté de la place par la Rue du Tambour, et aboutit vers la Porte d'en Bas.
Le nom que porte cette rue indique qu'il s'agissait de l'artère principale. Une ancienne plaque ou était inscrit le nom de cette rue, était apposé très haut, presque à la hauteur du second étage. Cette inscription à disparu, ainsi que beaucoup d'autres, depuis plus ou moins longtemps.

La Rue des Princes, dont une partie s'appelle Rue Betuard , du nom d'une vieille famille pérougienne , était la rue marchande de la cité. Toutes ses maisons possédaient, au rez-de-chaussée, de larges baies cintrées où les marchands étalaient leurs produits.
Il y avait là au Moyen Age, des bouchers, des vanniers, des marchands d'étoffes, des notaires, un apothicaire, un armurier...


Titre : L'Ostellerie

Une des plus belles demeures de la Cité, celle qui abrite actuellement l'Ostellerie, et qui fut peut-être déjà ostellerie au Moyen-âge, lors de sa construction.

C'est une robuste maison de deux étages, le premier débordant légèrement sur le rez-de-chaussée et le second sur le premier. C'est une maison à encorbellements ; des poutres verticales, des poutres horizontales et des poutres obliques emprisonnent des briques et dessinent ainsi sur la façade principale un décor simple et harmonieux.

Situé au débouché de la Rue des Princes, sur la Place du Tilleul, l'Ostellerie datant du XIIIème siècle est classée monument historique.