Cité de Pérouges
 La cité médiévale


Sur le bord du plateau qui domine le Rhône et la rivière d'Ain, entre Lyon et Ambérieu en Bugey, se trouve Pérouges. Entourée de hameaux constituant la commune, la cité médiévale se voit de loin, perchée à un peu moins de 300 mètres d’altitude. Idéalement située et très bien desservie, la cité classée parmi les « Plus beaux villages de France » invite à la rêverie tant l’ensemble architectural est resté dans la lignée de sa construction à la fin du moyen âge.
Si vous aimez les belles histoires, laissez-vous conter celle de Pérouges et de ses monuments…





Plan de la cité

Plan de la cité



 La Porte d’en haut

Voici la Porte d'en Haut, celle par laquelle on entre dans Pérouges depuis des siècles.
Renforcée aux angles par des pierres de taille, elle est traditionnellement faite de cailloux roulés (héritage d’une ère glaciaire). Percée d'une voûte en arc brisée, elle fait corps avec l'église. Les Pérougiens du XVème siècle, cordonniers, tisserands, bouchers, ferronniers, firent de l’entrée de la cité un lieu difficile à prendre avec, entre autres, l’église forteresse aux murs percés de meurtrières.
Vous pourrez voir sous la tour, les vestiges de la porte médiévale.
L’église forteresse
Située à l'entrée du bourg accolée à la porte d'en haut, l’église forteresse impressionne par ses dimensions.
Bâtie au XVème siècle, elle est classée monument historique et est dédiée à Sainte Marie-Madeleine. En cours de construction, à la veille du siège de 1468, l'église fut détruite par les Pérougiens eux-mêmes, pour consolider et remailler en toute hâte leur rempart. Elle fut achevée après environ 60 ans de construction.
La patronne de l’église est matérialisée par une statue de pierre près du chœur, dans un espace réservé à la prière.
Saint Georges
Sur un autel, derrière la petite porte latérale de l'église forteresse, un guerrier de bois coiffé d'un casque empenné, fait mine de terrasser le dragon : vous avez reconnu Saint Georges, patron de Pérouges depuis la fin du moyen âge.
Le 23 avril, jour de la Saint Georges, confréries en tête, les Pérougiens déambulaient en procession dans les ruelles de la Cité, toutes décorées de guirlandes et de draps fleuris, pour célébrer leur patron avant de festoyer toute la journée

Porte d'en Haut

 
La porte d’en bas

Porte 					d'en Bas


Seconde porte de la cité, elle fût presque entièrement détruite lors du siège de 1468.
Au fronton, cette inscription rappelle la défaite dauphinoise:

"Perogia Perogiarum. Urbs imprenabilis.
Coquinati Delphinati Voluront prehendere illam
Ast non potuerunt
Attamen importaverunt portas, gonos, cum serris et degringolaverunt cum illis.
Diabolus importat illos!."

Que nous traduisons par :

"Pérouges des Pérougiens, ville imprenable,
les coquins de Dauphinois ont voulu la prendre
mais ils ne le purent.
Ils emportèrent les portes , les gonds et les ferrures et dégringolèrent avec elles.
Que le diable les emporte !"
 



Place du tilleul

La Place du Tilleul est un ensemble magnifique à découvrir, avec au centre, l'arbre de la liberté planté dans les années révolutionnaires.
Elle se situe au cœur de la cité, car quasiment toutes les ruelles y convergent.
Sur la place se trouve l’entrée du musée du vieux Pérouges qui abrite des métiers à tisser, des parchemins, armes, outils, vieux meubles, faïences, statues, etc…
La longue galerie faisant face à l’Ostellerie était celle des marchands drapiers.
A proximité, dans la rue des Contreforts, à travers une fenêtre à barreaux est conservé le dernier pressoir à « perroquet » du village.

 

Place du Tilleul

Le 		Cadran Solaire

Le Cadran Solaire se situe à l'angle de la Place du Tilleul, près de la maison Cazin (lieu d’exposition)
Celui-ci est composé de plusieurs éléments de décor:
- le blason de la cité de Pérouges en bas à droite : le dragon d’or sur fond rouge.
- le blason de la Dombes (zone géographique dans laquelle Pérouges se situe) en bas à gauche.
Les symboles des signes astrologiques y sont également représentés.


Rue des Rondes

Comme son nom l’indique, la rue des rondes fait tout le tour de la cité en passant par les deux portes. La chaussée, faite d'un empierrement de galets, rend la marche parfois délicate, mais est un héritage direct de la fin du moyen âge.
Le long des maisons, à l'abri du toit, c'est le Haut du Pavé, réservé aux seigneurs, aux notables, aux personnes importantes alors que l’ancien fossé central était le lieu de la menuaille, des petites gens qui pouvaient bien "crotter leurs chausses" au milieu des détritus.
En suivant la rue des rondes vous arriverez place du For où se trouve un beau puits fleuri (d’une profondeur de 33 mètres). Se trouvaient là autour le four (d’où le nom de la place et de la rue) et la Maison du Sergent de Justice, en contrebas.
N’hésitez pas à faire le tour de la cité par la rue des rondes avant d’emprunter les ruelles latérales ramenant sur la place du tilleul.
 

Rue des Rondes

Saint-Georges
Saint-Georges

Sur un autel, dans la nef latérale droite de l'Eglise-Forteresse, un guerrier de bois, coiffé d'un casque empenné, fait mine de terrasser le dragon : vous avez reconnu Saint Georges, patron de Pérouges (...)

Voici donc Saint-Georges, resté solidement campé sur son cheval malgré l'injure des temps qui l'a privé de bras, de lance, et de bannière.

Le dernier dimanche d'avril, Confrérie en tête les Pérougiens déambulaient en procession dans les ruelles de la Cité, toutes pavoisées de guirlandes et de draps fleuris, pour célébrer les vertus de leur patron.


L'Eglise Forteresse

Située à l'entrée du bourg accolée à la porte d'en haut, l’église forteresse impressionne par ses dimensions.
Bâtie au XVème siècle, elle est classée monument historique et est dédiée à Sainte Marie-Madeleine. En cours de construction, à la veille du siège de 1468, l'église fut détruite par les Pérougiens eux-mêmes, pour consolider et remailler en toute hâte leur rempart. Elle fut achevée après environ 60 ans de construction.
En levant les yeux, vous découvrirez au centre des voûtes d’architecture gothique (clé de voûte), le blason de la Savoie.
La patronne de l’église est matérialisée par une statue de pierre près du chœur, dans un espace réservé à la prière.

Eglise Forteresse
 
Rue des Princes
Rue des Princes



La rue du Prince ou des Princes a une forme de L. Elle permet de passer de la place de l’église à la place centrale et a toujours été l’artère principale du petit bourg.
Une ancienne plaque ou était inscrit le nom de cette rue, était apposé très haut, presque à la hauteur du second étage. Cette inscription à disparu, ainsi que beaucoup d'autres, depuis plus ou moins longtemps.
Rue marchande de la cité, presque toutes ses maisons possédaient, au rez-de-chaussée, de larges baies cintrées où les artisans étalaient leurs produits sur les volets de bois.
Il y avait là au Moyen Age, des bouchers, des vanniers, des marchands d'étoffes, des notaires, un apothicaire, un armurier...
 


L'ostellerie

L’Ostellerie est une des plus belles demeures de la cité, sa fonction d’auberge n’a sans doute pas varié depuis sa construction au moyen âge.
Robuste maison de deux étages à encorbellement (construction sur corbeau de bois, des poutres permettant d’agrandir la surface de l’étage) elle permet d’imaginer ce à quoi devaient ressembler toutes les demeures de la cité.
Datant du XIVème siècle elle est classée monument historique.